Lifestyle

Vite, des séries et un bon livre!

08/08/2017

Hello les filles! J’espère que vous allez bien! De retour aujourd’hui sur le blog pour vous parler non pas de mode, ni de beauté ou de déco, mais bien de télévision et de lecture. L’été, c’est souvent l’occasion pour moi de faire des découvertes séries et livres, puisque c’est à peu près le seul moment de l’année où je m’octroie le droit de passer mes journées à ne rien faire. 

J’étais plus jeune une très grande fan de lecture, je dévorais les pages sans compter, et mes parents m’emmenaient quasiment toutes les semaines chez mon petit libraire pour refaire le plein de bon bouquins à lire. Vous me direz, en habitant en pleine campagne à 10 km du magasin le plus proche, je n’avais pas vraiment d’autres occupations. Malheureusement, en grandissant, j’ai laissé cette passion un peu de côté, par manque de temps sûrement, mais aussi parce que je pense que j’ai été un peu vaccinée par toutes les oeuvres un peu trop classiques qu’on m’a fait lire au lycée et en fac (oui, Proust et Flaubert ont eu ma peau…). Alors l’été, c’est un peu mon exutoire, j’avoue que je lit surtout pour me faire plaisir, même si ce n’est pas de la grande littérature. Je tiens énormément compte des avis de mon entourage, mais aussi de la presse et des internautes des réseaux sociaux pour faire mon choix.

La (re)découverte de Muchachas, de Katherine Pancol

Cette année, j’ai (re)découvert l’oeuvre de Katherine Pancol, Muchachas, et j’ai a-do-ré. Je sais, j’arrive après tout le monde, le premier tome de cette série de 3 romans est paru en 2014. Ma maman l’avait acheté à sa sortie, et j’avais essayé de le lire, sans grande conviction. Je n’arrivais pas rentrer dans l’histoire et je l’ai abandonné au pied du lit pendant loooongtemps. Mais cet été, j’ai décidé qu’il était temps de lui redonner une seconde chance, et j’ai bien fait! 

Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n’en finit pas !

 

Alors, je vous l’avoue, le résumé de la quatrième de couverture ne fais pas rêver, tout simplement parce qu’on se sait pas vraiment de quoi il s’agit. Mais en fait, ce tome est bel est bien la suite, si on peut appeler ça une suite, des précédents romans de l’auteure, soient Les Yeux jaunes des crocodiles, La Valse lente des tortues, et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Je vous l’avoue, au début je n’en avais aucune idée, je n’ai d’ailleurs lu aucun des trois romans précédents. Mais j’ai revu le film inspiré du premier tome il y a peu, et lorsque j’ai repris la lecture de Muchachas cet été, j’ai eu un doute quand à l’identité de certains personnages, qui me disaient quelque chose. Et pour cause, Hortense et Joséphine ne sont autres que les personnages principaux de la trilogie précédente. Mais pas d’inquiétude, sans avoir lu les romans précédents, vous pourrez tout à fait commencer la série sans être perdue. En revanche, pour celles qui espèrent retrouver ces personnages dans le premier tome de Muchachas, passez votre chemin, elles ne font que passer furtivement dans le roman, cumulant à elles deux une centaine de pages, au profit de l’histoire de Stella et Léonie.

Et je pense que c’est principalement ça qui ne m’avait pas plu lors de ma première tentative de lecture. On passe quelques pages avec Hortense, on découvre Stella, on fait un petit tour chez Joséphine et ensuite, l’auteure se focalise sur les deux nouvelles arrivantes. C’est très frustrant, et on se demande constamment si on va retrouver Hortense et Joséphine sur la page d’après. Au fil du roman, on s’accroche à l’histoire de Stella et Léonie, oubliant peu à peu qu’on a un peu été laissé en plan avec les autres personnages. On découvre alors des personnages entiers, et très profonds, qui trainent des sacrées casseroles. L’écriture est rythmée, on ne s’ennuie pas et on découvre toute la complexité et les enjeux de la vie de ces deux femmes pas épargnées par la vie. Alors si j’ai pu trouver que les passages sur Hortense et Joséphine étaient assez plats et remplis de questionnements infondés qui énervent, c’est largement compensé avec les deux autres personnages, et je pense que c’est véritablement un choix de l’auteure, qui se concrétisera dans les prochains tomes. Finalement, on découvrira vite pourquoi cette articulation étrange de la narration, puisque finalement, tous les personnages sont liés par autre chose qu’une reliure papier (qu’on voit venir à des kilomètres je suis d’accord, mais on est quand même content que ça arrive). Affaire à suivre avec la suite que je suis d’ores et déjà en train de lire! 

Newport Beach, un retour dans les années 2000

Pour toutes les nostalgiques des années 2000, restez attentives. J’ai découvert cet été la série Newport Beach, 10 ans après la diffusion de l’épisode final. Alors oui, la série a un peu vieilli, je vous l’accorde, mais j’ai vraiment bien accroché. En fait, pour toutes celles qui étaient des fans inconditionnelles des Frères Scott (j’ai littéralement voué un culte à cette série), mais aussi de Gossip Girl (produite par le même réalisateur), je pense que c’est un peu leur jumelle, en un peu moins fleur bleue et plus pince sans rire. On y retrouve entre autre le formidable/drôle/tellement mignon Adam Brody et Rachel Bilson, qu’on a aussi pu voir jouer dans Hart of Dixie quelques années plus tard. 

Lorsque Ryan Atwood arrive à Newport Beach, il est loin de se douter de ce qui l’attend. Située dans le plus riche comté de la Californie, l’Orange County, cette ville abrite les familles les plus aisées et le change radicalement du quartier pauvre où il a grandi. Ryan devra se faire une place au milieu de tout ce beau monde et pourra compter sur le soutien de son nouvel ami Seth, qui a lui aussi fort à faire avec la jolie Summer, dont il est amoureux depuis sa plus tendre enfance mais qui ne le remarque pas…

 

Alors très franchement, je suis contente de n’avoir découvert la série que maintenant. A l’époque ou j’ai commencé à regarder des séries, j’avais commencé par les Frères Scott et ça m’allait très bien, puisque le scénario était très simple, beaucoup d’amourettes, pas trop de violence, juste un peu de suspense comme il fallait pour une jeune fille de 11 ans, bref le combo parfait. Newport Beach va un chouille plus loin, et je ne suis pas sûre que j’aurais pu l’apprécier comme maintenant. Bon, soyons réalistes quand même, ce n’est pas une série très très profonde comme vous pouvez vous l’imaginer. Un peu plus mature que celles auxquelles on pouvait la comparer à l’époque je l’avoue, mais on reste dans la même trempe. Des personnages lycéens, auxquels il est plus compliqué de s’identifier du fait de leur milieu social et de leur âge (même si finalement ils ne font pas si vieux que ça: porter des talons de 12 et un sac Chanel à 17 ans? No soucis aux US), et des bons vieux triangles amoureux dignes des séries adolescentes.

Ce qui la différencie des autres c’est peu être le rapport à l’argent et l’appât du gain qui est beaucoup traité tout au long des 4 saisons, et la violence et les magouilles qui sont plus présentes que dans une série comme les Frères Scott. Mais c’est un bon divertissement, qui plus est clôturé, donc pas d’attente interminable pour savoir ce qu’il va se passer dans les saisons futures! 

The Bold Type, la série fraiche et piquante de l’été

On finit l’article par mon coup de coeur série de l’été, j’ai nommé The Bold Type ! Diffusée depuis le mois de juin aux US, cette série pétillante à souhait est l’une des meilleures séries que j’ai vu depuis longtemps! 

Les aventures personnelles et professionnelles de Jane, Kat, et Sutton, trois amies new-yorkaises qui réalisent leur rêve en travaillant pour Scarlet, un magazine féminin à succès. Mais alors qu’elles tentent de trouver leur place au sein de cet univers glamour et sans pitié, elles vont aussi devoir s’accomplir en tant que jeunes femmes, entre histoires d’amour, trahisons, et dictat des réseaux sociaux.

 

Une série dont l’intrigue se déroule au coeur d’un magazine féminin, qui met en scène trois amies new-yorkaises fan de mode? Cette série ne pouvait que me plaire! Alors on pourrait s’attendre à quelque chose de complètement plat, vu et re-vu et caricatural au possible. Et bien pas du tout.

Alors certes, les filles se retrouvent pour des réunions papotage clandestines dans le dressing du magazine, rempli de fringues de créateurs qu’elles empruntent en buvant du champagne pour fêter leurs réussites respectueuses, mais la série va bien plus loin que ça. Elle est l’une des première (à ma connaissance) à dédramatiser le monde de la mode et son univers impitoyable, et à reconsidérer un peu le métier de journaliste dans le 21ème siècle. Aujourd’hui, être journaliste, c’est mettre en avant sa propre expérience, revendiquer sa liberté d’expression et savoir utiliser toute la technologie qui nous entoure, que ça nous plaise ou non (et c’est une étudiante en com qui vous parle).

Mais pour moi, le point d’orgue de la série réside dans le fait qu’elle aborde des questions souvent taboues et rarement mises en avant dans les séries, (ou bien de manière humoristique qui laisse parfois douter de la bienveillance du propos et de son sérieux). Parmi les thèmes phares de la série: le harcèlement sur les réseaux sociaux, l’homosexualité, la religion, ou encore le sexe et le plaisir féminin, le tout porté par une intrigue très simple et épisodique. Les personnages sont finalement très accessibles, ce qui manque parfois à certaines séries qui essaient de traiter des mêmes sujets, et les questionnements des héroïnes sont réellement fondés et font écho à ce qu’on peut ressentir en tant que jeune femme en 2017. Et même si les femmes sont au coeur de la série, les hommes ne sont jamais bien loin, centraux eux aussi mais discrets, ce qui crée un équilibre non négligeable. Un petit coup de coeur pour le personnage de Sutton, que j’adore et à laquelle je m’identifie tout particulièrement, même si, je pense, on peut trouver dans le caractère et la vie de chacune des héroïnes un petit quelque chose qui nous correspond. 

Alors je ne sais pas si la série vieillira bien, puisqu’elle est quand même vraiment ancrée dans son époque. Mais ça change et ça pousse le spectateur à questionner avec philosophie, en passant un bon moment, le tout dans un univers que personnellement j’adore. Une série moderne, dans l’air du temps et un brin féministe, qui fait relativiser et qui pousse à s’assumer encore plus en tant que femme. Je recommande vivement! 

 

Alors j’espère que tout ça vous aura donné des idées, et que ça occupera un petit peu de votre été! 

Bisous, bisous

Coline

0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *